Entre 2007 et 2012, l’axe mondialisation et aires culturelles a conduit une importante activité scientifique. Celle-ci s’est organisée autour de quatre thèmes principaux, qui, par bien des aspects, se recoupent en partie, favorisant ainsi d’évidentes synergies entre chercheurs.
– Entreprises et entrepreneurs face à la mondialisation
– Histoire des politiques économiques, des relations économiques internationales et de la guerre totale
– Colonial studies et aires culturelles
– Puissances émergentes et aires culturelles

1) Entreprises et entrepreneurs face à la mondialisation

a) De l’entreprise internationale à la firme mondiale : l’exemple de la construction. Dominique Barjot a consacré de nombreux travaux, présentés notamment lors des congrès successifs de l’European Business History Association (Genève 2007, Bergen 2008, Milan 2009 avec le concours de la Business History Conference américain, Glasgow 2010, Athènes 2011). Il a ainsi consacré d’importants articles à l’industrie cimentière, notamment le groupe Lafarge, exemple de firme mondiale précocement implantée en Amérique du Nord, ou son concurrent mexicain Cemex, aux entreprises de travaux publics, telles que le groupe scandinave Skanska, et s’est intéresse de près au rôle des ingénieurs (colloque Les Centraliens et le Génie civil, paru en 2008 aux PUPS). Cet intérêt pour les ingénieurs l’a conduit à s’interroger sur leur rôle dans le processus français d’industrialisation (Les centraliens et l’industrie, PUPS, 2011). Il a étudié aussi l’activité internationale des entreprises de travaux publics en Russie (colloque Russian entrepreneurship (19th century-first third of 20th), puis colloque des Archives nationales 2010). De même, il a œuvré à l’analyse du financement des grands ensembles (Histoire urbaine, 2008). A travers l’histoire du groupe Spie (Entreprises et Histoire 2010), il a engagé une étude approfondie sur le monde de l’ingénierie. Surtout, en 2011, il a publié dans la Business History un gros article consacré au modèle français de la concession en perspective historique. A ces recherches sur la Construction se rattachent les travaux de Pierre Jambard. Ce dernier a travaillé sur la construction des grands ensembles, d’abord à travers l’histoire de la Société Auxiliaire d’Entreprises, devenue en ce domaine un leader français voir européen (La Société Auxiliaire d’Entreprises et la naissance de la grande entreprises française de bâtiment, PUR, 2008).

b) Entreprises et innovation technologique. D. Barjot ne s’intéresse pas à la firme seulement en tant qu’objet analysé sous l’angle de ses performances, de ses stratégies et de ses structures. Il s’interrogesur la place de l’entreprise (et de l’entrepreneur) dans le processus d’innovation. Avec l’association Centrale Histoire, il a publié avec J. Durueil, aux Presses de l’Université Paris Sorbonne, deux ouvrages consacrés aux ingénieurs. Le premier s’intitule 150 ans de génie civil. Une histoire de centraliens (PUPS, 2008). Le second, L’ingénieur entrepreneur. Les centraliens et l’industrie, PUPS, 2011, comporte une forte contribution de l’UMR 8596. Il a été codirigé par P. Desabres, auteur d’une thèse consacrée au chantier du métropolitain de Paris (1898-1946) et soutenue en 2007, de travaux sur les ouvriers du métro, les transports en guerre.

Depuis 2007, l’essentiel des travaux de Pierre Mounier-Kuhn est exposé dans L’Informatique en France, de la 2e guerre mondiale au Plan Calcul. L’émergence d’une science (PUPS, 2010, 718 p.). Ce livre éclaire à travers plusieurs études de cas la notion controversée d’« échec technique », propose une typologie des processus d’émergence d’une discipline dans les établissements d’enseignement

supérieur, expliquant leur différenciation ; montre l’effort constant des universités, en relation avec les intérêts locaux, pour développer des formations professionnalisantes ; et analyse les stratégies déployées par les pionniers d’un domaine d’abord perçu comme essentiellement technique pour en faire une « science » à part entière, reconnue au plus haut niveau des instances académiques. Ce travail a été mené en liaison avec un programme européen : Soft-EU, dont P. Mounier-Kuhn a été le co-initiateur. Il doit aboutir à un ouvrage collectif. Dans le cadre de l’ANR Géoscience, P. Mounier- Kuhn a entrepris des recherches complémentaires visant à : 1)- tester le modèle du développement différencié des pôles de recherche en l’appliquant aux Ecoles Centrales, aux universités de création récente et aux ENS. 2)- mieux comprendre les interactions entre le local, le national et l’international, en comparaison avec d’autres pays d’Europe et d’Amérique, notamment à travers le cas de la communauté transnationale fédérée autour du projet Algol. 3) constituer une base de données sur les thèses en calcul et en informatique (1955-1973). Plus de 850 thèses sont recensées à ce jour, permettant d’élaborer des statistiques et révélant par exemple une chute du nombre de thèses au début des années 1970.

c) Histoire du patronat français. Dominique Barjot a poursuivi de façon active ses travaux sur le patronat français du Second Empire, s’intéressant notamment au phénomène dynastique à travers les lignées dominantes (Perrin 2008), mais, aussi à l’industrialisation française qui caractérise la période (« L’Empereur entrepreneur », Napoléon III Editions 2008). Cet intérêt se retrouve dans la synthèse que Dominique Barjot et Charles-François Mathis ont écrit sur Le monde britannique de 1815 à 1931 (CNED-SEDES 2009), mais aussi et surtout à l’ouvrage très neuf intitulé Morny et l’invention de Deauville (Armand Colin, 2010). Ce dernier ouvrage éclaire, sous la plume de Dominique Barjot, le rôle de Morny dans la mise en place du réseau ferroviaire français et ses rapports avec la Société de la Vieille Montagne, archétype belge de la multinationale contemporaine. À cet ouvrage ont notamment participé D. Barjot (co-directeur), Thierry Claeys (Mosselman et son réseau), Agnès D’Angio-Barros (Eugène Schneider) et Barthélémy Jobert. Dominique Barjot a aussi pris une part déterminante à la rédaction du Dictionnaire Historique des Patrons français au XXe siècle (dir. J.C. Daumas, Flammarion, 2010). Il y a étudié les plus grandes figures du secteur de la construction (famille Bouygues, Edmé Campenon, famille Fougerolle, Giros et Loucheur, famille Hersent, etc.), mais aussi des matériaux de construction (Léon Chausson, famille Merceron-Vicat, Jean de Waubert, Marcel Demonque, etc.) et des services publics concédés (Guy Dejouany, Jérôme Monod). S’y ajoutent d’importants articles transversaux (cartels et ententes). Il rejoint ainsi l’histoire générale française, auquel il a consacré un manuel (La France au XIXe siècle, PUF, 2011).

2) Politiques économiques, relations économiques internationales et guerre totale

Tout en poursuivant ses travaux sur les nationalisations (communication à l’EBHA, 2011) et dénationalisations (Revue Economique et Sociale de Genève 2009), D. Barjot a travaillé sur la genèse et la construction de l’Europe (Penser et construire l’Europe, CNED-SEDES, 2007, en codirection avec C. Réveillard), le Plan Marshall (« The Impact of the Marshall Plan ou French Industries », Peter Lang, 2011) et le multilatéralisme des Trente glorieuses (Alphil, 2011). Cet intérêt pour les politiques économiques explique la contribution de Dominique Barjot au Dictionnaire de la France de la Ve République (Armand Colin, 2008). L’Europe constitue l’objet premier des travaux de Christophe Réveillard. Auteur de deux livres, parus en 2007, sous le titre Penser et Construire l’Europe (codirections avec D. Barjot et Emmanuel Dreyfus, SEDES), il a dirigé la publication de La Culture du refus de l’ennemi, Limoges, PULIM, 2007, de Guerre civile perpétuelle. Aux origines modernes de la dissociétés, Perpignan, 2010, et de Penser l’Europe, Conflits actuels, 2007. Il a apporté des contributions significatives au Dictionnaire critique de l’Union Européenne, A. Colin, 2008, à Mythe et polémiques de l’Histoire, PUF, 2008 ainsi qu’à Charles Maurras, la politique extérieure et la Défense nationale, Economica, 2009. D. Barjot s’est intéressé à l’histoire de la guerre moderne. Avec une étude originale sur le processus français d’épuration économique après la seconde guerre mondiale

(Economic History Yearbook, Berlin 2010, en allemand), il a publié Deux Guerres totales 1914-1918, 1939-1945, la mobilisation de la nation (Economica, 2012). Faisant appel aux meilleurs spécialistes anglo-saxons, mais aussi allemands, italiens et japonais, cet ouvrage met à la disposition d’un public savant nombre de travaux inédits en France.

Les travaux de Caroline Piquet sur l’entreprise Suez poursuivis dans le cadre d’une thèse de doctorat, publiée aux PUPS en 2008, ont orienté ses recherches vers l’étude de la concession publique dans les pays du Sud. L’axe dominant de la recherche reposait sur la question du développement dans les régions du sud de la Méditerranée aux XIXe et XXe siècles, en procédant par une variation d’échelles : l’échelle microéconomique avec l’étude de l’entreprise et de son environnement immédiat, l’échelle nationale afin d’insérer les questions économiques et sociales dans le cadre de la construction de l’État moderne et, enfin, l’approche macroéconomique pour une réflexion sur l’action des capitaux européens dans l’ensemble sud méditerranéen. En outre, cette analyse reposait sur une double démarche d’histoire économique et d’histoire sociale. En histoire économique, l’accent a été mis sur l’action des capitaux internationaux en système colonial et sous l’angle plus contemporain des rapports entre les pays du Nord et du Sud, en développant les thèmes suivants : étude du partenariat public/privé à partir des méthodes de la Business History, avec le travail sur les comptabilités, les stratégies, les structures et la répartition du pouvoir entre les acteurs ; rôle de l’entreprise concessionnaire dans le développement et la gestion d’infrastructures de transport, d’équipement, d’eau et d’énergie ; la multinationale comme facteur d’intégration dans la mondialisation économique ; rôle de l’État dans le contrôle des entreprises étrangères et l’incitation à la formation technique et à la participation au système productif national. En histoire sociale, l’étude a porté sur les impacts de l’activité de l’entreprise multinationale sur son environnement, en développant les thèmes suivants : importation et transferts de modèles dans les organisations du travail et les politiques sociales des entreprises ; diffusion technologique, formation et mobilités sociales ; constitution des mouvements sociaux ; mouvements migratoires de travail ; réseaux d’affaires entre investisseurs étrangers et bourgeoisies nationales ; transformations du paysage et modélisation de l’environnement par l’activité économique à partir de l’étude urbaine et de l’analyse des formes architecturales ; transferts culturels en envisageant l’entreprise comme un laboratoire de pratiques, de métiers, d’identités professionnelles et de valeurs. Dans un ouvrage ultérieur sur l’histoire du canal de Suez (Histoire du canal de Suez, Perrin, 2009), C. Piquet a repris l’étude de la relation politique et économique entre l’entreprise Suez et l’État égyptien.

3) Colonial studies et aires culturelles

L’UMR Roland Mousnier est très active en matière de « Colonial Studies », grâce à une coopération constante entre spécialistes de l’histoire coloniale et tenants des « Cultural Areas ». Le travail principal de Jacques Frémeaux a tourné autour de la rédaction et de la promotion de l’ouvrage De quoi fut fait l’Empire. Les guerres coloniales au XIXe siècle. Pour une archéologie des interventions militaires occidentales en Asie et en Afrique., CNRS, 2010, 577 p. Le livre procède à l’étude comparée des guerres coloniales menées par les puissances européennes (Espagne, France, Grande-Bretagne, Italie, Pays-Bas, Portugal), les États-Unis (guerres indiennes incluses) et la Russie entre 1830 et 1914. La comparaison porte sur les discours justificateurs, la préparation diplomatique, les méthodes de guerre (armement, organisation, logistique, recrutement et formation des hommes et des cadres). Elle se poursuit par l’étude des types de confrontation (batailles ou guérillas), et des doctrines de pacification. L’ouvrage s’efforce de mesurer l’impact de la guerre coloniale sur les opinions publiques à travers la presse, la littérature et l’image (peinture et photographie). La conclusion est qu’il exista bien un style d’intervention qui contribua à modeler l’esprit des armées contemporaines.

Anne-Laure Dupont a travaillé, de son côté, sur l’émergence du monde arabe contemporain, de la fin de l’Empire ottoman aux indépendances (vers 1850-v. 1950). Depuis le premier janvier 2007, ses recherches ont porté sur quatre thèmes : 1/Quelques aspects de la culture réformiste arabe à la fin

du XIXe siècle : les débats sur l’élaboration d’une langue arabe littéraire moderne à travers la conception et les pratiques de l’écrivain Jurjî Zaydân (1861-1914) ; la fabrique d’un best-seller mondial : la réception du Self-Help de Samuel Smiles (1859) dans les milieux lettrés de Beyrouth et du Caire ; panislamisme et polémiques entre confréries soufies. 2/ Constructions identitaires : orthodoxie, syrianité et arabité dans l’œuvre de Jurjî Zaydân ou comment la confession peut être médiatrice d’identités de type national. 3/ Les Arabes et l’Empire ottoman : le positionnement des cercles réformistes de Tunisie vis-à-vis du califat ottoman au début de la période coloniale ; l’impact de la révolution jeune-turque de 1908 dans les provinces arabes, notamment l’articulation des concepts de « réforme » et de « révolution » et le débat sur la liberté religieuse ; qu’est-ce que l’ottomanisme ? Cette thématique figurait notamment au programme de la Journée d’études turques 2009 organisée en partenariat entre l’UMR Etudes turques et ottomanes (actuel CETOBAC) et l’université Paris-Sorbonne et cofinancée par le Centre Roland Mousnier (voir programme joint). 4/ Histoire de l’enseignement et de l’éducation: direction d’un numéro des Cahiers de la Méditerranée publié en décembre 2007 sur le thème : « Islam et éducation au temps des réformes. Systèmes scolaires et enjeux de l’enseignement au Proche-Orient et en Afrique du Nord aux XIXe et XXe siècles ».Le numéro interroge la notion d’« écoles modernes » en soulignant la porosité entre des systèmes d’enseignement pourtant de plus en plus divers et concurrentiels.

Jean-François Klein œuvre, quant à lui, à trois thèmes différents : 1/ Connexions entre le «premier» et le «second» empire colonial français (mi- XVIIIe – mi- XIXe siècles) dans l’océan Indien et la mer de Chine à travers les cultures familiales (collaboration avec F. J. Ruggiu). 2/ Patronat impérial et ses liens avec le monde politique dans le cadre du « Parti colonial » (collaboration avec D. Barjot). 3/ Officiers en situation coloniale (Indochine et Madagascar), les théories de « pacification » et la circulation de ces théories à travers les empires coloniaux collaboration avec J. Frémeaux). HDR en cours : « Le général Théophile Pennequin et la « guerres des races ». Théories et pratiques de la « pacification » au Tonkin et à Madagascar (1849-1916) ». Son activité a débouché sur la publication d’un livre important sur les réseaux du négoce (Les maîtres du comptoir : Desgrand Père & Fils. Réseaux du négoce et révolutions commerciales (1720-1878). PUPS, 2013). S’y ajoutent dix directions d’ouvrages (par exemple, en co-direction, L’esprit économique impérial ? Réseaux et groupes de pressions du patronat colonial en France et dans l’Empire (1830-1962), Paris, SFHOM, 2008 ; L’Atlas des empires coloniaux, XIXe-XXe siècles. Paris, Autrement, 2012 ou Sociétés impériales en situations coloniales. Afrique, Asie, Antilles (années 1850- années 1950), Paris, Ellipses, 2012), la co-direction de deux revues scientifiques (numéro spécial « Viêt Nam. Histoire et perspectives contemporaines » de la revue Moussons, n° 13-14 ; 2009-1 et Cambodia : colonial Encounters/Cambodge : rencontres en situation coloniales », Siksacakr, Journal of the Center for Khmer Studies. Revue du Centre des Études Khmères, n°14-15, 2013). Outre la publication de deux catalogues d’exposition (en co-direction, Le général de Beylié 1849-1910 – collectionneur et mécène. Milan : Musée de Grenoble – Éditions 5 Continents, 2010 et Indochine. Des hommes, des territoires (1856-1956), Paris, Invalides/Musée de l’Armée-Gallimard, 2013), J. F. Klein a publié dix-sept articles de revues à comité de lecture, vingt- quatre contributions à colloques ou à ouvrages collectifs et plusieurs articles du Dictionnaire historique du patronat français dirigé par Jean-Claude Daumas et dans d’autres dictionnaires sur les questions coloniales.

Nelly Schmidt a aussi apporté une contribution décisive à l’histoire des Caraïbes et aux Colonial Studies. De 2007 à 2012, elle a coordonné le programme «Esclavage, abolitions, abolitionnistes de l’esclavage et politiques coloniales européennes, XVIIIe-XXe siècles », financé par le conseil scientifique de Paris Iv. Elle a préparé et dirigé la publication du corpus « traite négrière, esclavage, abolitions ». Elle a travaillé aux Archives d’Outre-Mer sur le fonds d’une plantation sucrière des Caraïbes entre 1811 et 1851. Membre du conseil scientifique international « La Route de l’Esclavage » de l’UNESCO, elle a présenté et publié 22 communications à colloques internationaux, produit un catalogue d’exposition (Combats pour une abolition, à l’Orangerie de Versailles, 2011) et deux livres : La France a-t-elle aboli l’esclavage ? Guadeloupe, Martinique, Guyane, 1830-1935, Paris, Perrin, 2009

; Manuscrits inédits de Victor Schœlcher. Correspondance, notes coloniales, journal de guerre, volumes I et II, Paris, Editions L’Harmattan, 2010. Elle a été membre du Comité pour la Mémoire de l’Esclavage, de 2004 à 2009.

4) Puissances émergentes et aires culturelles

L’UMR 8596 s’est enfin intéressé aux cas de deux pays émergents :
a) Brésil : Luiz Felipe de Alencastro est responsable de la chaire d’Histoire du Brésil, la seule ainsi profilée en France, et du Centre d’Etudes du Brésil et de l’Atlantique Sud, affilié au CRM et réunissant des spécialistes de l’histoire sud-atlantique, thématique qu’il développe depuis plusieurs années. En particulier, il a organisé les 10-11/04/2008, le Colloque : « Le Brésil et l’Atlantique Sud XVIe – XXIe siècle : une histoire globale à l’époque moderne et contemporaine », cofinancé par le CRM et avec la participation de 23 chercheurs français, brésiliens, américains, portugais, espagnols et allemands (voir programme annexe). Avec la codirection de l’Association des Etudiants Africains de la Sorbonne, il a organisé aussi la journée d’études, L’Angola à l’époque moderne et contemporaine, le 14/03/2008. Pendant l’Année de la France au Brésil, courant 2009, il a participé à plusieurs initiatives liées à la préparation et à l’organisation de rencontres scientifiques sur les rapports franco-brésiliens. En collaboration avec le professeur Danièle Pistone, il a été coorganisateur du Colloque International « Hommage à Villa-Lobos », cofinancé par le CRM et réalisé en Sorbonne les 14-15/déc/ 2009, dont les actes sont sous presse chez l’éditeur Honoré Champion. Le 16/11/2011, en Sorbonne, il a monté la Journée d’Etudes, cofinancé par le CRM, sur le projet de recherche USP-COFECUB « Exercices d’Histoire Culturelle: chemins croisés entre le Brésil, l’Amérique Latine et la France”, avec des chercheurs de l’’équipe brésilienne et de l’équipe française.
b) Corée du sud. Grâce à l’obtention, trois ans durant, d’un programme de l’Academy for Korean Studies, Dominique Barjot a notamment développé de relations scientifiques durables avec les universités coréennes de Séoul (Seoul University, Sungkyunkwan University). Il ainsi publié un ouvrage collectif (« Aux origines du miracle économique coréen », Conflits actuels, 2008), un article sur « le développement économique de la Corée du Sud depuis 1950 (Cahiers de Framespa, 2011). Avec Rang-Ri Park-Barjot, il a présenté, autour de la personnalité du fondateur de Samsung, Lee Byung Chull, une communication au Congrès de Glasgow de l’EBHA (2010) et été conférencier invité au Symposium International tenu à Séoul pour commémorer le centenaire de la naissance de Lee Byung Chull (2010). Cette conférence, dont la presse internationale a rendu compte largement, a favorisé la tenue d’une table ronde internationale tenue à Séoul entre l’UMR Roland Mousnier et le Département de Sciences sociales de Sungkyunkwan sur le thème Economic et Social Developments and the role of the Government (2010). Ce workshop a fait suite à trois colloques organisés successivement à Paris (La démographie historique en Corée et en France, 2006), à Andong (Family and Elites, 2007) et à Paris (Les Occupations : Allemagne-France, Corée-Japon, 2008).


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