Présentation du centre Roland Mousnier – UMR 8596

Unique en son genre, le Centre Roland Mousnier était à ses débuts un lieu de recherche totalement centré sur l’étude de l’une des quatre grandes périodes de la tradition académique française, celle que nos collègues anglo-saxons appellent « early modern history », l’Histoire Moderne. Dans ce domaine, de grands noms ont marqué l’histoire du Centre, avec Roland Mousnier, Alphonse Dupront, Victor-Lucien Tapié, Pierre Chaunu, François Crouzet, Jean Meyer, André Corvisier, François Caron. Après Roland Mousnier et François Crouzet, la direction du Centre a été exercée par Jean-Pierre Bardet jusqu’à juin 2006, auquel Denis Crouzet a succédé, Dominique Barjot assumant la direction adjointe.

Un court rappel s’impose, qui permettra de constater que les chercheurs et enseignants chercheurs qui constituent l’UMR 8596 revendiquent de s’inscrire dans une double dynamique de continuité historiographique et de réactualisation à la fois des problématiques et des champs historiques. Le centre Roland Mousnier est, à l’échelle de la France, un des plus anciens centre universitaire de recherches en histoire. Ses origines lointaines remontent à un arrêté ministériel du 17 avril 1958, quand, à l’initiative de Roland Mousnier entouré d’Alphonse Dupront et de Victor-Lucien Tapié, fut créé le Centre de recherches sur la civilisation de l’Europe moderne (CRCEM) qui était rattaché à la Faculté des Lettres de l’Université de Paris.

1) Un lieu de mémoire universitaire

Il s’agissait originellement d’un « Institut » qui se donnait six buts prioritaires : 1) de promouvoir les recherches historiques en vue de définir et de caractériser la civilisation européenne des XVIe, XVIIe, XVIIIe siècles, dans ses différentes manifestations, qui embrassent les différentes activités humaines. 2) d’informer de façon permanente les chercheurs de l’état actuel des travaux et des recherches en cours. 3) de coordonner les recherches des différents établissements, associations et sociétés scientifiques français ou étrangers, dont l’activité touche à l’histoire de la civilisation européenne. 4) de publier des textes et des travaux scientifiques, d’organiser des congrès et des colloques. 5) de préparer l’œuvre collective d’une histoire de la civilisation française et de la civilisation européenne moderne. 6) d’analyser, dans la perspective historique, des problèmes « contemporains ».
Globalement, l’Institut était marqué idéologiquement alors par deux motifs : celui de « civilisation » (Roland Mousnier ayant été l’auteur du volume XVIIe siècle de l’Histoire générale des civilisations des PUF) et celui d’« Europe », qui demeurent encore essentiels aujourd’hui dans l’arrière-plan épistémologique du CRM, mais actualisé et modernisé comme on le verra. Les débuts furent des débuts modestes, avec une équipe réduite. Les premières séances du conseil d’administration présidé par Roland Mousnier nommé le 1er octobre 1958 directeur, assurent des présences des doyens Renouvin et Aymard, des professeurs Tapié et Dupront, auxquels viennent s’ajouter en 1964 le doyen Marcel Dury, les professeurs Edouard Perroy et Raymond Picard. En octobre 1961, « la situation des locaux est désespérée… il faudrait deux pièces de plus ». En cette première installation où la superficie utile se réduisait à une seule pièce partagée avec d’autres collègues, il n’y a qu’une seule « armoire de fer » pour ranger les dossiers… En décembre 1964 les registres annoncent un premier déménagement qui localise le Centre dans la galerie Richelieu, avec une salle basse surmontée d’une petite galerie métallique comportant trois micro-bureaux. A partir de 1971-72, ce sont les locaux actuels qui seront investis, avec de nouveaux noms qui apparaissent, les professeurs Pierre Chaunu, François Crouzet… La tradition est vite prise de visites d’universitaires étrangers de prestige : le 16 octobre 1961, Roland Mousnier note dans son registre qu’il a fait ainsi part à ses collègues de la conférence à venir, le 12 décembre, du professeur Lawrence Stone sur « la fin du régime féodal en Angleterre de 1550 à 1650 ». Le statut du CRM a suivi les mutations sémantiques imposées par la rhétorique du CNRS : de « LA 100 » à compter du 1er janvier 1971, il est devenu « UA 040100 » en 1984, puis « URA 040100 » en 1989 avant d’accéder à la qualité d’UMR 8596 le 1er janvier 1999. Deux ans avant la retraite de Roland Mousnier, c’est François Crouzet qui le 12 janvier 1977, ayant à ses côtés une grande équipe formée entre autres de Pierre Chaunu, Jean Meyer, André Corvisier, Katia de Queiros Mattoso, le dirige. Jean-Pierre Bardet assume la succession du 1er janvier 1991, jusqu’au 1er octobre 2006 quand lui succède Denis Crouzet. C’est alors qu’est procédé à une renomination, le Centre de recherche sur la Civilisation de l’Europe Moderne devenant « Centre Roland Mousnier »

2) Ajustements et réajustements

L’Umr 8596 a connu, des transformations notables qui montrent une constante préoccupation d’ajustements et de réajustements autorisant de nouvelles mises en perspectives sur la longue durée et sur des problématiques différenciées.
-La première a été un élargissement à un noyau d’historiens contemporanéistes de Paris-Sorbonne. Tandis que les modernistes restaient en Sorbonne, les contemporanéistes ont migré vers la Maison de la recherche.
– La seconde des transformations a été d’insister sur le triple principe de la participation, de la rencontre et de la convivialité : en premier lieu en plaçant au cœur du dispositif du CRM, de manière plus ciblée qu’auparavant, la question du lien avec les jeunes étudiants de master et surtout aux doctorants. Ce sont plus de 60 doctorants ayant reçu un contrat de recherches et d’Ater qui sont rattachés directement au CRM, désormais depuis le début de l’année 2012 avec le statut officieux de « membres associés ». Outre qu’ils sont aidés financièrement par le CRM pour des missions, ils sont incités à organiser par eux-mêmes des colloques ou journées d’études, à intervenir en outre dans des séminaires. Ils ne sont que la partie émergée des nombreuses thèses inscrites, qui se soutiennent à un fort rythme annuel et qui donnent lieu très majoritairement à des publications subventionnées par le CRM. L’objectif a été, en second lieu, de renforcer le CRM comme plate-forme de formation mais aussi d’accueil et donc de rencontres. Accent a été mis sur les invitations, de plus ou moins longue durée, de collègues d’universités étrangères, qui font du CRM un constant lieu de mouvement et rencontres, de dialogues et d’initiations à de nouveaux questionnements. Ces invitations peuvent être financées par le seul CRM à l’occasion de séminaires thématiques ou transpériodes, communs (« Séminaire franco-britannique » par exemple), ou individuels et donc hebdomadaires (D. Crouzet ou Lucien Bély ou Elisabeth Crouzet-Pavan), ou profiter de la chaire Dupront de Paris IV-Sorbonne, qui offre chaque année des possibilités de séjours d’un mois : entre autres, en ainsi ont bénéficié les professeurs Claire Dolan (Laval), Philippe Desan (Chicago), Mark Boone (Gand), Jan Miernowski (Madison), G. Pinto (Florence), G. Cherubini (Florence), Gabriela Piccini (Sienne), John Martin (Duke), Enrico Artifoni (Turin), Evergton Sales Souza (Salvador), Andréa Daher (Rio de Janeiro), Macej Serwanski (Poznan), Tim Le Goff (York Toronto), Marcel Martel (York Toronto). Le CRM a servi aussi de point d’accueil à des collègues soit détachés au CNRS, comme Isabelle Poutrin, Benoist Pierre, soit souhaitant avoir un point d’ancrage à Paris (ainsi une titulaire de la prestigieuse bourse Marie Curie), soit encore titulaires d’une bourse Chateaubriand (USA) ou Capes (Brésil), soit d’un post-doc attribué par le CNRS. De cette permanente convivialité scientifique relèvent aussi les colloques ou les journées d’études, les séminaires spécialisés – tel celui sur la démographie avec Vincent Gourdon, François J. Ruggiu et Cyril Grange ou celui sur Le rôle des français dans la vie scientifique en Russie au XVIIIe siècle promu autour de France-Dominique Liechtenhan. A quoi il faudrait rajouter le grand succès des journées organisées par Lucien Bély autour de l’histoire des relations internationales modernes, le séminaire franco-britannique de François J. Ruggiu, Frédérique Lachaud, Stéphane Jettot et Jean-François Dunyach, et encore les colloques co-financés et tenus hors de Paris IV Sorbonne (ainsi en 2009 le colloque « Insiders/outsiders : pratiques, dynamiques et symboliques de l’incorporation dans les petites communautés (Angleterre, Espagne, France -vers 1500-1650) » qui s’est tenu à la Casa de Velasquez ou tout récemment, début mai 2012, la rencontre sur « Louis XIV : Outside In. Reactions and Responses to the Sun King beyond France », tenue à la Maison Française d’Oxford sous la responsabilité de Charles-Edouard Levillain. Voire encore le colloque co-organisé par Alain Tallon avec l’université de Sophia-Antipolis, ou celui co-financé par l’université de Chicago à Paris et le CRM, Cité humanistes- cités politiques (XIVe-XVIe siècles, etc). De la sorte, la visibilité scientifique et internationale du CRM a pu être fortement démultipliée.
– A été amplifiée une politique de rééquilibrage du rapport recherche collective/recherche individuelle. Il faudrait ici évoquer l’achèvement de l’ANR de Cyril Grange visant au développement d’un programme de traitement informatique des systèmes de parenté, le GDR Bardet-Ruggiu sur les écrits du For privé de la fin du Moyen âge à 1914, l’ANR Bardet sur les écrits personnels en France, la constitution et le traitement de la basse de données sur un million de destin autour de Vernon sous la direction de Jean-Pierre Bardet et avec la collaboration de Jacques Renard dont le détachement à l’Ecole française de Rome associé étroitement le crm à une grande enquête démographique sur la Place Navone, la poursuite de la grande enquête sur les comportements démographiques vendéens après les troubles de la fin du XVIIIe siècle. Enfin l’ANR « Charleville-Mézières, population et famille dans la France du Nord de la fin XVIIe à la fin XIXe » et l’association au projet ANR Navigo-corpus. Doivent être salués le dynamisme distinctif de l’ANR pilotée par Dominique Liechtenhan sur Les Français dans la vie scientifique et culturelle russe du XVIIIe siècle qui a remis le CRM en contact avec les historiens russes, et l’ANR franco-canadienne (CREALU) sur l’histoire de l’aluminium dont Dominique Barjot est le maître d’œuvre pour le CRM. Aux travaux collectifs il faut ajouter le fait que le CRM est le siège du secrétariat des Annales de démographie historique et de celui la Revue HES, du secrétariat financier de la revue XVIIe siècle, que le « Centre de topographie historique de Paris » des Archives Nationales lui est rattaché et que des liens très étroits sont noués avec le Groupe d’études petites villes, avec l’Ecole des Chartes. Mais il n’en est pas moins vrai qu’en parallèle de cette priorité, insistance demeure portée sur la part des recherches individuelles qui sont dominantes et qui peuvent donner une fausse impression de dissémination. Mais c’est dans cette dissémination même que le CRM affirme trouver sa vitalité, dans la mesure où elle est à l’origine de constantes occasions de discussions, d’échanges, de confrontation avec les publics étudiants nombreux qui participent des séminaires de recherches. Du livre sur Buber de Dominique Bourel aux fantômes et spectres de Caroline Callard, des maîtres de danse de Françoise Dartois au dépouillement des 2500 volumes du fonds Joly de Fleury de Reynald Abad, du secret diplomatique de Lucien Bély à la petite enfance analysée par Isabelle Robin, des féodalités occidentales et japonaises de Dominique Barthélemy aux rois de Jérusalem d’Elisabeth Crouzet-Pavan, des deux guerres totales de Dominique Barjot aux figures nobiliaires étudiées par Eric Mension-Rigau, il n’y a pas éparpillement. Bien au contraire, il y a une convergence d’intelligences historiennes en quête de nouvelles questions. Il y a un laboratoire qui s’efforce de trouver son unité dans l’empirisme et la liberté des choix de chacun. Et qui trouve encore cette unité dans l’accomplissement d’une mission de mise à disposition de la communauté scientifique de corpus ou d’outils de travail essentiels : ainsi, sous la responsabilité de Roselyne Claerr, poursuite de la publication du Catalogue des Actes de Henri II (vol VII 1553), sous celle de mme Vignal-Souleyreau, de la correspondance et des papiers d’Etat et de la correspondance du cardinal de Richelieu…celle , en cours d’achèvement, d’une prosopographie du monde des banques sous peu. Est en voie d’achèvement le travail d’identification par Etienne Broglin des 7000 élèves du collège de Juilly entre 1664 et 1828. On le voit, le CRM se veut un laboratoire d’ouverture à toute une série de missions…, dont celle d’apporter à la communauté scientifique des bases ou des outils de travail.
– En février 2008, à l’occasion du contrat quadriennal 2010-2013, un autre élargissement a été rendu effectif, grâce à l’incorporation de deux équipes jusqu’alors autonomes, l’EA 2556, « Jeux et enjeux de pouvoirs au Moyen Age » dirigée par Elisabeth Crouzet-Pavan, et le Centre Alberto Benveniste de l’EPHE. L’intégration d’une des meilleures équipes universitaires françaises d’histoire médiévale a eu ceci de positif de répondre à une logique, la logique de la profondeur du temps historique et donc la volonté de faire de l’UMR un laboratoire universitaire travaillant la longue durée, contre la parcellisation ou la spécialisation spatio-temporelle qui caractérise nombre d’équipes. Le GDR Capétiens sous la responsabilité de Dominique Barthélemy est un des pivots de cet élargissement de la focale. Avec le Centre Benveniste, l’UMR peut bénéficier non seulement d’un pôle attractif sur le plan de l’histoire de la culture du monde juif, mais aussi plus globalement d’un recentrage sur la question des minorités ethniques, culturelles, religieuses, des discriminations et du racisme. En outre, grâce aux rencontre du « Paris du vivre ensemble » d’Esther Benbassa et Jean-Christophe Attias, le CRM peut retrouver un des buts fixés jadis par son fondateur : tenter de répondre à certaines interrogations de la contemporéanité. C’est sur ces bases que la dernière évaluation de l’Aeres a attribué au CRM la note A+.
– en mars 2012, une nouvelle évolution importante est intervenue, fondamentale pour les années à venir, qui s’inscrit bien dans le souci constant du CRM d’allier continuité et renouvellement, permanence et dépassement. Cela a été précédemment dit, l’Europe était déjà au cœur des préoccupations des grands historiens ayant participé à la création puis à la pérennisation du Centre, Roland Mousnier, Alphonse Dupront, Pierre Chaunu, François Crouzet entre autres. Mais il fallait ne pas laisser cette tension se perdre et c’est pour cette raison qu’a été promue une association avec d’autres partenaires principaux d’envergure, UMR IRICE (Université Paris 1-Université Paris IV), Centre André Chastel, Centre de recherches d’histoire du XIXe siècle (Université Paris 1-Université Paris IV), CRHIA (Université de Nantes), École Nationale des Chartes, Archives Nationales, le CRM est désormais partie prenante d’un laboratoire d’excellence centré sur l’histoire de l’Europe : EHNE, « Ecrire une histoire nouvelle de l’Europe », qui renvoie à plusieurs préoccupations : promouvoir d’abord une engagement civique pour expliquer historiquement, sur des bases actualisées, l’histoire européenne, en un moment de crise, crise prolongée qui menace l’approfondissement sinon la poursuite du projet d’unification qu’elle a porté depuis un demi-siècle. D’autre part, fédérer les énergies individuelles et se contraindre soi-même au désenclavement à travers un travail collectif engagé avec les spécialistes relevant d’autres unités de recherches pour constituer une forte dynamique analytique. L’histoire du projet européen et de sa mise en œuvre doit dans un premier temps être interprétée comme un phénomène global d’un large XXe siècle (depuis les années 1890). Dès lors une analyse fondée sur la distinction souvent faite entre période antérieure à 1950 (décrite comme celle de l’émergence de l’idée européenne) et celle des années postérieures à 1950 (décrite comme celle de l’intégration) apparaît comme une impasse, au mieux l’expression d’une histoire tronquée. De fait, la mise en œuvre du projet européen à partir des années 1950 est le produit de la mise en commun de segments d’Europe préexistant à la naissance de l’Europe institutionnelle et de l’action d’une variété d’acteurs que l’on a longtemps sous-estimée voire ignorée. Mais en amont d’un très large XXe siècle aborder l’étude du projet européen comme celle de sa mise en œuvre implique d’appréhender ces mêmes champs du politique, du religieux, du culturel de l’économie, des relations entre les peuples dans une chronologie plus ample encore. Cette prise en compte ne revêt pas un caractère uniforme mais doit embrasser la réalité européenne en fonction d’une série de lignes de forces englobant le plus souvent l’époque moderne mais aussi, autant que nécessaire, des périodes plus anciennes. Appréhender ces données, c’est réinsérer l’histoire du projet européen et de sa mise en œuvre dans l’histoire générale de l’Europe, dans toutes ses dimensions et toute sa profondeur. Là aussi, il s’est agi de revenir aux sources du projet de laboratoire conçu par Roland Mousnier et ses collègues, l’histoire de l’Europe, mais revisitée à la lumière d’exigences épistémologiques restructurées et grâce à la réalité de la communauté scientifique désormais constituée et investissant une longue durée allant de la fin de la romanité à l’ultra-contemporanéité.
La réalité de cette communauté scientifique, comme on vient de le voir, s’exprime certes à travers des programmes, des manifestations scientifiques, des publications communes, des séminaires de recherches communs le plus souvent en liaison avec l’activité de l’école doctorale. Mais elle s’enracine dans les grands axes qui ont été définis programmatiquement par le conseil de laboratoire et qu’il faut évoquer dans le bilan du travail du CRM. Qu’on ne s’y trompe pas, si le découpage peut paraître un peu schématique, il a permis d’identifier de vrais sujets, de développer des chantiers singuliers, de rendre compte des spécificités méthodologiques en jeu et donc des possibilités offertes dans l’investigation et dans l’invention de la documentation. En outre, ce découpage n’est pas synonyme de cloisonnement car il rend possible et même souhaitable l’intersection des ensembles ainsi définis ainsi que la connexion entre chercheurs et enseignants-chercheurs relevant de différentes périodes de l’histoire. Transversalité et transpériodicité caractérisent donc les 8 axes du CRM qui sont travaillés.

  • Populations, familles, santé
  • Jeux et enjeux des pouvoirs (mécanismes, idéologies, représentations (Ve-XVe siècle
  • Histoire du judaïsme et des minorités
  • Géopolitique, pratiques diplomatiques et relations internationales
  • Ethnohistoire des cultures, des pratiques et des imaginaires
  • Une nouvelle histoire de l’Europe
  • Mondialisation et aires culturelles
  • Histoire du Brésil

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